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POURQUOI CRAINDRE PUISQUE TOUT EST INCERTAIN


Dans la perspective de la présidentielle à venir, ne pas nuire est un objectif de salut public qui doit s’imposer à tous après cinq années calamiteuses qui ont mis la France à genoux.


Mais comme si cela ne suffisait pas, et alors que nous sommes proches de la catastrophe finale sous l’effet conjugué des programmes délirants de Marine Le Pen, Benoit Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, la Droite Républicaine et le Centre ont fait le choix de s’enfermer dans une forteresse assiégée, parfaitement illisible, pour ne pas dire intolérable, aux yeux des Français.

Premièrement, François Fillon doit cesser de se prévaloir de son succès à la Primaire car il ne peut écarter l’idée que l’épreuve injuste à laquelle il est confronté aujourd’hui, connue avant la primaire, aurait probablement consacré son échec.

Deuxièmement, il ne pouvait pas sans contradiction déclarer le 26 janvier 2017 qu’il ne serait pas candidat s’il était mis en examen et contester ensuite la compétence du Parquet National Financier alors même que ses avocats s’étaient empressés de déposer des pièces entre ses mains dès les premiers jours et que lui-même souhaitait que la justice agisse avec célérité !

Troisièmement, il ne devait pas davantage présenter des excuses lors de sa conférence de presse du 6 février en déclarant que sa faute était certes regrettable mais qu’elle était légale, au risque de transformer son attrition en provocation.

Quatrièmement, il ne devait pas utiliser l’argument du calendrier pour faire taire les voix qui s’interrogeaient au sein de son camp. De ce point de vue nul ne doute que dès le 25 février il déposera une avalanche de parrainages pour ficeler sa candidature.

Cinquièmement, il aurait dû s’interdire de se prévaloir de la thèse d’un complot pour affirmer qu’il s’en remettrait désormais au seul suffrage universel au risque de mettre en péril son camp alors qu’aujourd’hui 65% des Français souhaitent qu’il se retire.

Il est donc urgent de sortir de cette impasse en prenant en compte que la situation à laquelle sont confrontés la Droite et le Centre ne relève pas de la morale mais de la politique.

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Confrontées à des incertitudes, les instances représentatives des Républicains et du Centre doivent d’urgence reprendre la main en anticipant une réflexion sur les législatives.

Sauf surprise majeure du Front National ou du Parti Socialiste, il semble aujourd’hui que la deuxième place se jouera entre François Fillon et Emmanuel Macron.

Nous aurons ainsi un Président élu par défaut ou un Président élu pour moitié par adhésion et pour moitié par défaut, or, l’un et l’autre, pour des raisons différentes auront du mal à obtenir ultérieurement une majorité parlementaire.

En effet, François Fillon vainqueur de la présidentielle, nos concitoyens aux législatives seront tentés de corriger sa victoire puisque le danger Le Pen aura été écarté, comme ils ne manqueront pas de sanctionner ceux qui au-delà de la solidarité d’appareil se seront illustrés par des palinodies caricaturales et partisanes.

Emmanuel Macron vainqueur, les électeurs de la Droite et du Centre mécontents de l’échec de François Fillon, dans un souci d’efficacité, exprimeront probablement un vote utile en sa faveur, pour autant, Emmanuel Macron aura beaucoup de difficultés à investir des candidats représentatifs et crédibles pour constituer une majorité.

Dès lors, la Droite Républicaine et le Centre doivent aborder la présidentielle avec un nouveau visage qui, s’il est moins pertinent pour assurer la présence au second tour et gagner la présidentielle, sera le plus à même pour sauvegarder une représentation parlementaire significative.

Au sein de l’opposition républicaine quatre personnalités sont de nature à incarner le renouveau : François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez.

Elles ne manquent pas de talent, elles ont de l'expérience et elles se sont comportées loyalement pendant cette période de tumulte médiatique.

Elles doivent par conséquent se concerter pour offrir une alternative car l'objection des délais ne leur est pas opposable.

Chacun se souvient du groupe des Rénovateurs en 1989 qui renoncèrent à leur projet alors que leurs premiers travaux avaient reçu un écho très favorable des Français.

Chacun sait que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les appareils persisteront-ils dans leur aveuglement ? Les nouveaux talents renonceront-ils à renverser la table par prudence ou par calcul ? Choisiront-ils de se transformer en jeunes suiveurs d'un mouvement qui à peine créé vient déjà de prendre un coup de vieux ?

Dès lors, et si rien ne change le résultat de la présidentielle engendrera vraisemblablement des coalitions instables et une nouvelle cohabitation pénalisante pour notre pays. Une fois de plus, nous serons encore loin de la rencontre entre un peuple et un homme conformément à nos institutions.

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